Chroniques de Cuba 2002


Samedi 6 juillet 2002 – Ruth (ma mère) me lève à 7h40, vingt minutes trop tôt? À 8h, j’étais prêt. J’ai glandé une demi-heure. En plus, on arrive à l’avance à la gare, tellement qu’on prend le train avant. A Genève, on rencontre Astrid (ma tante) et on prend l’avion. Ruth stresse, ça me fait chier? Donc je l’embête (oh non, un réacteur à pris feu). À paris, on a attendu 4 heures. Puis finalement dans l’avion, on part avec 1h10 de retard. À cause d’un bagage suspect?
Bon, enfin partis… 9h de vol, c’est étrange la ressemblance avec un cours d’anglais.
Arrivés à la Havane, on doit attendre trop longtemps pour récupérer les bagages…
La casa particular que nous avions réservée était vide. Heureusement, le chauffeur de taxi nous a amenés ailleurs. (Y conduisent comme des barges, les Cubains ! ! ! (fait vérifié tout au long du voyage)). Nous sommes bien accueillis. Après avoir réglé quelques points administratifs, nous allons nous coucher (ouf, ça fait environ 24 h que je n’ai pas dormi.)

07.07.02 (dimanche) – On me réveille à 9h30. Nous allons nous balader en ville. Les Cubains sont gentils, mais un peu harcelants? Dès qu’un d’eux nous aborde, il y a un flic pour surveiller? On fait un tour dans la ville : ça fouette l’essence (je me demande bien comment Pepe (mon père) fait pour supporter, lui qui est plus sensible que moi du nez). On rentre dans le capitole, surtout parce qu’il pleut.
Une employée nous demande si on peut faire un cadeau à sa fille… Ensuite, on va boire un verre en attendant que l’orage passe… Ruth veut envoyer des mails au monde entier que « on est bien arrivé à la Havane. »
On rentre faire la sieste. Je suis crevé à cause du décalage horaire.
Le soir on a été invités chez des amis à Astrid. C’était très bon.
Retour à la maison. Après une douche bien méritée (c’est horrible comme il fait chaud et humide, dans ce pays. Avec un temps pareil, on transpire énormément), j’ai versé comme un sale.

08.07.02 (lundi) – Le petit déj était très bon.
On a rendez-vous avec Luis, un type qui veut devenir guide et qu’on a rencontré la veille au souper… on a fait une (relativement) belle balade en ville, il fait encore plus chaud qu’hier…
On commence à préparer la suite du voyage… C’est-à-dire la plage (enfin !), enfin presque… Reste à déterminer comment on va y aller…
On a trois solutions : le bus, la voiture à nous ou la voiture de Luis…
Pepe ne veut pas conduire.
Le bus c’est un bordel, une perte de temps et un horaire trop stressant (lever à 5h du mat).
La voiture à Luis poserait un problème à cause des flics (sur trois millions d’habitants, 2/3 sont des flics ou des militaires.).
La solution probablement choisie sera le bus (à confirmer demain). Je suis fatigué, j’ai mal aux pieds, je veux voir mes amis, je veux faire du judo, écouter ma musique préférée et jouer à Final Fantasy. En plus, j’ai chopé un coup de soleil. Maintenant, je suis posé sur un lit en train d’écrire, il est 17h40. Je fais des pauses de temps à autre pour discuter avec Astrid. Toutes mes affaires sont dans un autre appartement où il n’y a personne et dont je n’ai pas la clé. Je devrais peut-être faire un tour voir s’il n’y a pas quelqu’un…
Il est 18h00, il pleut, je lis le Silmarillon (de J.R.R. Tolkien). C’est toujours Lundi…
Il y a à nouveau du courant, Astrid peut brancher son natel…
Luis a dit qu’il ne pleuvrait pas… « Errare Humanum Est »
Il est 18h30, Ruth et Pepe viennent de rentrer, il y a un putain d’orage.
Dans l’armoire en face du lit, il y a deux miroirs, on se voit tout petit dedans, c’est tripant…

09.07.02 (mardi) – Lever à 6h, on doit prendre un bus à 8h (qu’on ne prendra jamais, vu qu’on en a pris un autre?). Mais bon, avec le 1/4 d’heure Cubain (et non, pas vaudois), on partira à 8h, ah non, on vient de partir? Il est 7h40. Ça sent le cigare et l’essence? Ça devient difficile d’écrire, je vais arrêter? A+
11h07, on est dans le taxi (pas celui prévu, mais c’est pas grave) qui nous mène à Maria la Gorda (Marie la Grosse). C’est toujours aussi difficile d’écrire…
Il est 12h15, j’ai envie de faire du skate, c’est toujours aussi difficile d’écrire…
Il est 13h36, on est à Maria la Gorda. La plage ressemble à une de ces pubs pour agences de voyage, mais il y a des rochers au bord de l’eau et des branches dans le sable. Astrid se demande quel océan on a en face de nous. C’est la mer des Caraïbes. « Elle est chaude comme de la pisse !» déclare Ruth.
On doit attendre 16h pour le check in. Je vais lire en attendant.
Il y a un putain de nuage noir au-dessus de nous. J’espère qu’il ne va pas se vider… Et bien si, il s’est vidé… La réception est inondée…
Finalement, on peut intégrer nos chambres… Je regarde un peu Tony Hawk faire des miracles sur son skate à la télé… Ensuite, on va sur la plage. L’eau est chaude, bleue, translucide, si ce n’est transparente. Pepe veut voir pour des masques et des tubas dans un petit shop où on trouve (presque) tout pour des prix défiant toute concurrence : un sachet de chips à 2$, pas cher, non ?
Il n’y en a pas, bon, allons voir au club de plongée… Il n’y a personne… Bon tant pis, on reviendra demain. Dommage quand même, il y avait plein de beaux poissons. Finalement, c’est presque motivant. Si on passe le reste des vacances comme ça c’est bon… Mais on se fait quand même chier à rester toute la journée presque au même endroit.
Je suis dans la chambre avec Astrid… Elle se plait que j’aie des habitudes de squat…On va bientôt manger… Tant mieux, j’ai faim. À la télé, il y a MTV, mais Espagne, ils ne passent, je crois, que des trucs locaux…(merde). Jetons un coup d’œil… Et oui, il n’y a que ça…
On va au buffet. Comme il y a beaucoup d’Italiens, ils font des spaghettis. Il y a plein d’autres trucs bons…
Dans la plage, il y a des trous de 2 à 3 cm de diamètre. Je me demande ce que c’est…

10.07.02 (mercredi) – Il est 7h, je viens de me réveiller d’un sommeil qui ressemble plus à de l’hibernation qu’autre chose et d’un rêve absolument idiot?
7h40, Astrid se réveille, me demande à quelle heure on va déjeuner. Qu’est-ce que j’en sais, moi ? !
Elle me demande si je suis en train d’écrire un roman… Et si je publiais ces quelques pages ? ? ?
8h, la chambre pue de façon horrible. On va maintenant aller embêter Ruth et Pepe pour prendre le petit déj.
C’était bon… Les chats sont là pour finir les plats…Rapide préparation. On va sur la plage… Quand j’arrive, il commence à pleuvoir… Bof, cela n’a pas grande importance… Je vais dans l’eau. Je suis le seul autiste sur la plage… Ah oui, on a réussi à trouver un masque, un tuba et une paire de palmes. Je passe à peu près toute la matinée sous l’eau… Ruth veut aussi faire de l’apnée, elle respire par le nez (hahaha). Mais elle trouve tout beau quand même. Maintenant, je vais bronzer un peu en attendant que mes forces reviennent…
Je vais faire un peu d’apnée avec Pepe. On dirait vraiment un aquarium, cet océan… J’ai failli foncer sur un poisson scorpion. On ressort peu après pour glander sur la plage. Il y a un soleil de plomb… Il fait trop chaud, je rentre, en plus, j’ai chopé un coup de soleil. Il est 17h et quelque.
Le souper est tout aussi bon. On joue au Rummy jusqu’à ce qu’on ne voie plus rien.

11.07.02 (jeudi) – Je me réveille au milieu d’un cauchemar très con. On va déjeuner. Les chats sont toujours au rendez-vous? Peu après, je vais à la plage pour un petit tour dans l’eau. Pas une bonne idée, je me suis fait piquer deux fois par je ne sais quoi et j’ai vu un barracuda. Il y a un gros nuage noir au-dessus de nous? pleuvoir ou ne pas pleuvoir, là est la question? Pleuvoir, là est la réponse ! ! ! Tous aux abris ! ! ! La femme de ménage squatte la chambre. Houla, ça vire à l’orage? Les trous dans la plage sont dus à des crabes.
Finalement, je suis quand même retourné dans l’eau? Plus tard, on a joué aux cartes. La soirée se passe comme les autres.

12.07.02 (vendredi) – Je suis très fatigué, je suis retourné me coucher après le petit déj… Pepe me sort du lit… J’ai décidé de lui faire la gueule… Ça me permet de presque finir le Silmarillon…
Il fait tellement chaud que je vais quand même dans l’eau (j’avais décidé de pas y aller). Luis et Daniel sont arrivés? Ils vont plonger? Sinon, c’est la routine.

13.07.02 (samedi) – C’est le premier jour où on a eu 24h sans pluie? On part vers le Sud, dans le parc naturel? On longe la plage, voir la nature et faire un peu d’apnée en dehors de la colonie. Vraiment très joli?
Au retour, je vais dormir un peu… À 16h, je retourne sur la plage… On joue aux cartes et j’écris… Vu la monotonie des jours, je commence à manquer un peu d’inspiration, ça va plus… J’ai plus trop l’esprit qui déconne. Je crois que mon cerveau s’est débranché tout seul ici…
Le soir, on va manger avec Luis et Daniel. Pepe et Astrid sont déçus parce qu’il y avait peu…
Au retour, Ruth Pepe et Astrid boivent deux Cuba Libre chacun.

14.07.02 – Cette nuit, j’ai encore rêvé une idiotie pas croyable.
Aujourd’hui, on part de Maria la Gorda… Pour la dernière fois sur la plage ici, je finis de lire le Silmarillon. Ruth me fait mon sac (mal, évidemment, mais j’avais pas le choix…) et je regarde Home run Derby, un jeu ou le but est de faire un maximum de Home Run… Le taxi arrive… On s’en va vers 14h15 (sniff…). On s’arrête quelques km plus loin pour prendre des photos d’un mur sur lequel est dessiné le Che. On repart pour Vinales… On s’installe dans une casa particular. Le souper est excellent, j’ai trop mangé… Je suis crevé…
Tiens, encore… C’est étrange, chaque soir, la discussion porte sur le sexe… C’est même plus drôle au bout d’un moment.

15.07.02 (lundi) – On a été visiter les cuevas (grottes) del Indio. L’attrape touriste type. 5$ pour traverser une grotte bétonnée en 5 minutes, vraiment très intéressant. Il y avait un touriste après l’autre? On revient à pied, 8 km sous un soleil de plomb, c’est vraiment la mort qui tue? Surtout quand il est bien à la verticale au-dessus de nous?On s’arrête en route pour acheter une noix de coco. De retour à la maison, je me suis endormi. Le soir, on a mangé du poisson.

16.07.02 (mardi) – C’est une journée chaude, comme d’habitude. On se balade en ville, on fait divers achats. On prend une petite rue avec l’intention de voir du paysage? On tombe sur le jardin d’un excentrique qui a construit des dinosaures et qui a mis plein de pierres avec des fossiles (ou qu’il croyait voir) sur des petits monticules. Il a fait une explication avec des trucs qu’il a chourés de-ci de-là à des touristes qui connaissaient un peu? C’était marrant? On continue notre chemin? Pour se retrouver au milieu de la nature après quelques mètres? Quand on est en dehors des villes, c’est joli, mais pas autrement ! ! ! De retour à la maison, on joue au Rummy et aux cartes. Ensuite, on écrit les cartes postales. Je ne sais pas quoi écrire? Alors je raconte des conneries?
Après un souper délicieux, on va en ville écouter de la musique. Je parie avec Pepe que je peux boire un Cuba Libre entier sans être malade et de rentrer seul après… Finalement, Ruth n’a pas voulu… Alors on l’a partagé. Il était plutôt agressif, à vrai dire, 1/3 coca, 2/3 rhum (dans un verre 2dl). Astrid va danser (comme un pied) et découvre que les Cubains sont de chauds lapins (!)

17.07.02 (mercredi) – On part voir le « Mur de la préhistoire », une espèce d’horreur qui représente l’évolution, peinte avec des couleurs criardes sur la paroi d’une montagne? Bon, départ, on ne sait pas exactement combien de km on doit faire : certains disent 2, d’autres 3 et d’autres encore, 8? Un type avec un chariot propose de nous emmener? Astrid a failli se casser la gueule. On arrive à ce mur, il faut payer 1$ pour l’approcher. Et puis quoi encore ! ! ! On se repose un peu et on revient en arrière? Il est pas loin de 13h, on est vraiment fous? (N.d.l.r. parler de ça me donne soif)
A 17h, on a rendez-vous pour faire de cheval. Ruth et Pepe viennent aussi (hahaha). Les chevaux de Cuba n’ont pas le même maniement qu’en Suisse et il m’aurait fallu des éperons, j’arrivais pas à atteindre les flancs. On s’est arrêté dans une ferme, on a vu comment on roule un cigare, on a bu du café maison et mangé de la canne à sucre. Ensuite, on a visité l’entrée d’une grotte, devant laquelle un rocher a une forme de tête de tyrannosaure… En revenant, on s’est chopés un de ces orages… En deux minutes, on était trempes !
Le soir, on a été se coucher rapidement.

18.07.02 (jeudi) – Ce matin, on part pour Pinar Del Rio. Juanito (notre taxiste favori) vient nous chercher à 10h25. On va visiter la ville (qui est bien moche, par ailleurs), la fabrique de cigares, qu’on a finalement pas visitée parce qu’on ne pouvait pas prendre les sacs et parce qu’on pouvait pas filmer? On a été au shop acheter des cigares? Bof, on a déjà vu comment ça se faisait, et à la main, en plus?
Ensuite, on va visiter la fabrique de Guayabita, un alcool plutôt fort. C’était bien…
En revenant, j’ai mangé une pizza.
Le soir, on a mangé du riz et des fricholes…
Maintenant, il est 21h50, je suis en train d’écrire…

19.07.02 (Vendredi) – On part pour Trinidad? En taxi (pour le même prix que le bus (à retenir si vous allez là-bas)). On part à 10h20 de Pinar Del Rio. Après 2 heures de voyage, on dépose Astrid à la Havane, elle rentre aujourd’hui. Et on repart pour 5 heures de trajet. Bon, ça va, il y a la climatisation et de la pace dans le taxi (une Citroën (vous n’imaginez pas tout ce qu’elle peut faire pour vous) Berlingo). On arrive à Trinidad, une charmante petite ville de style colonial, c’est horriblement kitsch. On trouve une casa particular et on part se promener en ville, il est 17h30 à peu près? En moins de 3 heures, on s’est fait aborder 18 fois, sans compter le marché? Pepe dit qu’une bonne partie des cigares doit être volée à la fabrique, vu que tout le monde jure sur la tête de sa mère (les mamans c’est sacré, ici) qu’il a les vrais, les uniques? On va dans un bar piège à touristes? Puis on va manger? Vraiment excellent. Après, je discute avec Ruth? Et après, on va dormir.

20.07.02 (samedi) – Aujourd’hui, on veut aller à la plage? On tourne en rond en ville pour trouver un taxi, qui évidemment coûte un ?il : 6$ pour faire 14 km? On arrive sur une plage plus ou moins du style de celle de Maria La Gorda, mais avec plus de touristes et moins de palmiers? On est censés payer 1$ par siège? Finalement, on nous demande rien. L’eau de mer est dègue et ça sent les égouts? On fait un saut dans la piscine de l’immense hôtel attrape-touristes derrière nous?Je passe le temps en faisant de petits bricolages? Pepe ouvre une noix de coco? Très bon? Une journée de glande? Magnifique. On part juste avant qu’un orage éclate? Pas grand-chose d’autre à raconter?

21.07.02 – Je glande au lit jusqu’à 14h. On part ensuite sur la colline qui surplombe la ville? Sous un soleil de plomb, évidemment. Sur le bord du sentier, il y a des milliers de papillons (sans exagérer) On s’arrête vers le sommet, sous les arbres. On passe un bon bout de temps à regarder un colibri? Au bout d’un moment, une cigale se met à chanter juste au-dessus de nous? C’est vraiment horriblement fort? Pepe dit que ça ressemble à du Heavy Metal? je suis pas d’accord. Ruth demande combien de décibels c’est. Pepe répond qu’il y en a trop pour qu’elle soit autorisée en Suisse? On revient en ville? Ruth veut aller visiter un musée. C’est kitsch, le style Espagnol du XVIIIe et du XIXe siècle. Il y a des Geckos partout? On rentre et on joue aux cartes? Le soir on va écouter un peu de musique?

22.07.02 (lundi) – À 9h, on part faire un tour à cheval? On part avec des chevaux qui n’en sont plus. Vraiment des grand-mères? C’est pas spécialement drôle. Notre but est une petite cascade où on va se baigner. On rentre. Le type voulait nous faire faire un long tour, mais 5h sur le dos d’un cheval, je crois (et je suis pas le seul) que ça suffit? Presque aucun incident, en dehors d’une glissade dans la boue (le cheval d’une allemande est resté coincé et tombé, personne n’était blessé) et quelques égratignures dues à mon inattention?
De retour à la maison, je me pose sur le lit et j’essaie de lire, mais j’en ai même plus la force, je m’endors? Au réveil, après quelques pages de mon livre, on joue aux cartes. Pas de repas particulier ce soir.
Il y a toujours le chien qui nous traîne dans les pattes (un jeune et con cocker). Maintenant, j’écris…
Ä demain pour de nouvelles aventures

23.07.02 (mardi) – C’est bon, on l’a notre voiture (une Citroën Saxo bleu métallisé). Ruth veut voir la maternité de Trinidad. On peut y aller qu’à 14h30. bon, jusque-là, on sera parti? Pour Sancti Spiritus, une ville ou il y n’a pas beaucoup de touristes. Il y a le carnaval, ou quelque chose qui est censé y ressembler. C’est plutôt une bourrée de gueule magistrale et générale (le demi-litre de rhum (40°) à 1 CHF, je vous laisse imaginer). On a été manger dans un petit resto avant d’aller nous coucher. Ruth se plaignait du bruit occasionné par l’air conditionné. Au milieu de la nuit, Pepe a ouvert la porte. C’est ça qui a dû m’empêcher de dormir.

24.07.02 (mercredi) – Aujourd’hui on va encore bouffer de la route? On est parti avec l’intention d’aller à Ciego de Avila? Finalement, on s’est retrouvé à Moron. J’ai même pu conduire un peu. C’est pas facile, mais il paraît que je m’en sors bien pour la première fois. Rien de bien spécial à raconter? À part qu’on avait pas grand-chose à manger.
À va visiter la gare…

25.07.02 (jeudi) – Aujourd’hui, on repart direction la plage. On fait des provisions pour deux jours (demain, c’est la « fête » nationale, tout sera probablement fermé). Vers 12h30, on s’arrête pour manger? Deux pizzas et un jus d’ananas pour 36 centimes (suisses), c’est pas mal, non ?
Là, on est sur la « plage » prévue. Je suis dans la voiture en train d’écrire en attendant les vieux…
On repart vers l’Est… On arrive finalement à Camaguey. Je suis fatigué et demain, on va rester ici, je crois.

26.07.02 (vendredi) – Aujourd’hui, c’est la fête nationale? Rien ne se passe? Cool?
Nous, on visite la ville avec Alfredo, le type qui nous a amenés à la casa particular dans laquelle on est. Il est sympa mais un peu collant… C’est un ancien combattant et un révolutionnaire fini.
Elle est plutôt jolie, pour une fois, la ville… L’après-midi, on va à la plage de Santa Lucia. Un bel endroit (plus ou moins), ou il y a des touristes et des Cubains. Pepe reçoit un drapeau cubain. « Les drapeaux, dit Alfredo, c’est la Patrie, et les drapeaux, ça se vend pas, ça s’offre. On ne vend pas la patrie. »
Au retour, c’est lui qui conduit. Comme un vrai Cubain ! ! ! Il a failli écraser une vache qui était au milieu de la route et qui se voyait à des kilomètres… Le soir, on l’a invité à manger. On a vu un papillon aussi grand que ma main (environ 17 cm)…

27.07.02 (samedi) – On part vers 9 h pour Trinidad.
C’est entre Sancti Spiritus et Ciego de Avila (c’est un peu vague, mais bon) qu’on a chopé un clebs qui à traverser la route comme un idiot… Ça lui apprendra ! Non mais ! (c’est de sa faute, je ne veux pas de plaintes de la SPA ! ! !)
Le problème, c’est qu’il nous a défoncé le radiateur. Heureusement que j’ai remarqué que le moteur surchauffait… Maintenant, on est on ne sait où, en train d’attendre que quelque chose se passe… Ça c’est de l’aventure ! ! ! Vive les vacances ! ! !
Un type nous a invités à manger… C’est très gentil, ils nous ont donné des noix de coco à boire et à manger, du jus d’orange extrêmement bon (les mots ne peuvent décrire ça !). Pepe à du faire un constat chez les flics (y sont moins sympas que chez nous)… Ils ont tous des têtes de tueurs…) Ruth est au bord de la crise de nerfs et moi au bord de la crise de fou rire… Sur place, il n’y avait plus le chien… Donc à priori, il n’est pas mort… Les témoins se sont foutus de la gueule des flics… Maintenant on est la à attendre qu’on ait une nouvelle voiture…
J’ai une de ces envies de jouer à FF VII et IX… Faut que Thierry m’amène les CD rapidement…
On nous a même fait un mégarepas (moi, j’étais déjà plein…)
À 5h, on repart finalement. Le procès-verbal chez les flics était rapide, parce que le type voulait voir son feuilleton préféré…
En cours de route, on change de voiture… Un truc Havanatur (se prononce Havanatour), la compagnie touristique type, avec la musique pour pédés dedans… Vraiment chiant, mais au moins, on était seuls et il y avait l’air conditionné.
On arrive finalement à Trinidad, il est 19h15. On est à nouveau dans la même casa. Un type louche nous propose d’aller manger chez lui. Quand on arrive vers les quartiers minables, on repart. Le type nous colle comme une mouche collée sur du papier attrape-mouches. Finalement, on se trouve un petit resto sympa où ils ont une belle collection de billets et pièces étrangers. De retour à la maison, je peux prendre une douche froide. AHHHHHHHHHHH…
À demain pour de nouvelles aventures.

28.07.02 (dimanche) – C’est fou ce qu’il y a eu comme aventure, cette fois?
On part pour la plage vers midi et on y reste jusqu’à 17h30, à nouveau juste quand l’orage éclate…
Pepe et moi avons été sur la « barrière de corail ». Un cimetière pour corail,oui, il avait presque que dalle, à part une murène… C’était nul…
Le soir, après un repas qui ne valait pas ses 7 $, on joue aux cartes…
Je crois que demain, il n’y aura pas grand-chose à raconter non plus…

29.07.02 (lundi) – Pas grand chose à raconter, effectivement?
On a été se balader en ville, chercher un taxi pour le lendemain, faire quelques achats et retrouver les gens qui nous avaient invités le 27. On a eu un peu de mal à trouver, vu que deux maisons ont le même numéro dans la même rue…
Ils ont fini par nous inviter à manger le soir. Ça aurait dû être le contraire, mais bon…
On rentre jusqu’au soir. J’ai à nouveau versé comme un sale… Enter temps, Ruth et Pepe ont acheté trois tableaux…
Le soir, on a eu droit à un méga repas. Même Pepe n’arrivait plus à manger. Et le type qui s’inquiétait qu’on ait pas assez… En tout cas, c’était très bon…

30.07.02 (mardi) – Ce matin, on part pour Santa Clara, dernière étape avant la Havane. Le taxiste est très sympa. Il s’arrêtait souvent pour nous laisser prendre des photos. Il s’est arrêté à un point d’observation. Évidemment, il y avait des cars de touristes? Arrivés a Santa Clara le taxiste nous amène à une casa particular, puis on part visiter le musée du Che. Ça doit être le seul monument cubain ou on ne paye rien et ou on ne te propose pas d’acheter quelque chose?
On va visiter la ville où on ne trouve pas grand chose. Le soir on a mangé un souper trop cher.

31.07.02 (mercredi) – Ce matin, on va visiter le train blindé que le Che a réussi à faire dérailler et ainsi gagner la bataille de Santa Clara? On refait un tour en ville puis on rentre attendre le taxi qui arrive vers 13h?
J’ai mis mes lunettes de soleil, maintenant, il fait tout noir, il est 12h50…
À 13h15 on part, le voyage n’était pas spécial. On arrive à la Havane à 16h30. Luis nous attendait déjà (on avait dit à 17h…). On s’installe et on va en ville.
On loge chez Magdalena, qui nous a fait un truc pas net… Elle a essayé (et réussi) à nous extirper du fric… Elle va se faire mailler par Daniele quand il apprendra ça !!!
J’ai dormi sur un lit de camp, c’était pas génial…

01.08.02/02.08.02 (Jeudi/vendredi) – Ici, je mets les deux jours ensemble, la limite n’est pas très claire entre les deux?
Le matin, on va visiter la maison que Luis est en train de construire. C’est pas mal pour seulement deux semaines de travail…
On se promène encore le long de la mer… Ruth veut à tout prix être à la maison à 16h et partir pour l’aéroport à 18h. Jusque là, pas grand chose à signaler. Arrivés à l’aéroport à 19h45, première surprise : une file de 150 mètres (et ça me semble petit, comme chiffre).
Deuxième surprise, magistrale, cette fois : le vol est estimé à 0h50 pour va savoir quelle raison…
Je hais AirFrance, moi qui pensais arriver à la maison à 19h00 (13h à Cuba)… On part avec 3h de retard !!!
Dans l’avion, on s’occupe comme on peut (en dormant, principalement).
Ils ont un système GPS vraiment pourri. La distance au but augmente à la place de descendre… Si ça se trouve, on va arriver à Tokyo… Enfin bon, on a fait environ 7777 Km depuis la Havane jusqu’à Paris. Il est 10h20 (heure de Cuba) ou 16h20 heure de chez nous (celle-là à partir de maintenant.). On va bientôt arriver. Il est environ 17h, on a atterri sans encombres à Paris (CDG), on recherche le terminal suivant. L’embarquement est prévu à 17h50. Il est 18h10, le panneau affiche « embarquement à 18h05 ». Elle est ou la belle précision Suisse ???
Ça y est, merde : « Vol retardé »
La théorie de humour.com s’est vérifiée : un vol en retard ou effacé ? C’est le vôtre, évidemment ! A MORT AIRFRANCE !!!
Y a un truc qui change, sur le panneau…. « Embarquement prévu pour 18h25 ». Tchulés…
Encore un changement… « Embarquement ». Ah quand même. Je sens qu’on va arriver à la maison à 22h, si tout se passe bien… On est plus dans un pays tropical, enfin quoique… Il fait tout aussi humide (il flotte), mais 10° moins chaud…
A Genève, les bagages, ne sont pas là, ils n’ont pas suivi… Bof, on s’enfout, ils vont nous les envoyer…


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