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Cabri au four -capretto al forno- avec patates poilées
21 mars 2008Bon, les non-carnivores ou coeurs tendres, tourner page si vous ne voulez pas tourner de l’oeil. Pour Pâques, sans aller chercher des symboliques religieuses, dans les régions méditerranéennes, on mange volontiers du cabri ou de l’agneau, qui représentent, en quelque sorte, l’”animal de saison”. C’est en effet en cette période que les chèvre et les moutons accouchent de leurs petits. Sacrifier un jeune (généralement, les bêtes n’ont que quelques jours) est un symbole assez étrange, et il faudrait ouvrir une rubrique dédiée à ce seul aspect. Moi, manger des jeunes bêtes, une fois par année, ne me dérange pas outre mesure. Par contre, je pense qu’il est important d’en relever la symbolique et d’en être bien conscient. Fin de la partie gnagna.
La texture de la chère du cabri est exceptionnelle (beaucoup de collagène), même si le goût est peu relevé. Une préparation simple est donc appropriée.Cabri au four avec patates nouvelles poilées
6 personnes, préparation: 10 minutes, cuisson cabri 1.5h à 180ºC, patates: 10 minutes à l’eau puis 15 minutes dans l’huile1.5-2.0 kg de cabri frais (gigot, épaule et buste)
huile d’olive (une autre huile fera aussi l’affaire)
des branches de romarin
10-12 gousses d’ail
1 dl de vin blanc
1.5 kg de patates nouvelles
1 chou-fleur
sel et poivre
Tagliatelle à l’encre de seiche avec sauce persil-ail et crevettes
21 mars 2008Mme Poppins s’interrogeait récemment sur un blog que j’adore sur ce qui est le “bien manger”. Je me suis fendu d’un commentaire (le 21). En deux mots, plaisir de faire plaisir, envie, compagnie, partage et bon produits.
J’y raconte notamment le repas de dimanche que j’ai préparé pour la petite femme et annonce qu’il serait publié ici. Ben voilà, c’est fait.Si on est “pressé”, mettre les ingrédients dans le bol de votre robot de cuisine, insérer l’outil idoine et laisser travailler (env. 15 minutes). Sinon, travailler à la main, comme je le montre dans ce billet. Quand la pâte est bien lisse, laisser reposer (on peut préparer la masse 1-2- jours à l’avance sans problèmes) au frais, couvert de Cellophane. Le jour J, préparer les tagliatelle avec la petite machine à pâte (voir même billet que ci-dessus). Réserver les tagliatelle sur une assiette sur laquelle on aura saupoudré de la farine.Tagliatelle à l’ancre de seiche avec sauce persil-ail et crevettes 4 personnes en entrée, préparation pâtes: 1 h, cuisson 20 minutes (si repas principal, doubler les quantités)
200g de farine pour pâte (voir ici pour détails)
2 oeufs
2CS d’huile d’olive
2 portions d’encre de seiche
prise de sel
Si les crevettes sont entières, retirer le thorax et décortiquer la queue. Moi j’achète des grosses crevettes congelées déjà décortiquées auxquelles il est laisse la nageoire. Je les laisse dégeler 30 minutes. Hacher finement le persil et l’ail. Chauffer modérément l’huile dans une poêle. Rajouter l’ail et le persil, laisser saisir quelques secondes. Déglacer avec le vin. Laisser réduire une minute, rajouter la crème. Poser les queue de crevette dans la poêle et laisser pocher 1 minute par côté. Retirer les crevettes et laisser réduire la sauce à feu doux. Pendant ce temps, porter à ébullition une grande casserole d’eau salée. Rajouter une rasade d’huile. Rajouter les nids de pâte en veillant de les défaire avec une grande fourchette. Laisser reprendre la cuisson. Egoutter les pâtes et les mettre dans la poêle pour les napper de sauce afin qu’elles prennent le goût.Préparer des portions sur une assiette de service chaude (moi, j’utilise la grande fourchette qui me sert à maintenir les rôtis lors de la découpe. Je prends une portion de pâtes avec une des extrémités -en italien une dent de fourchette s’appelle “rebbi”, je n’ai jamais trouvé le pendant en français- et je roule sur une cuillère. Le résultat est posé sur l’assiette), décorer avec les crevettes et servir. Gnam.Sauce persil-ail avec des crevettes 4 personnes, préparation 10 minutes, cuisson 5 minutes1 bouquet de persil 2-3 gousses d’ail 3-4 grosses crevettes crues par personne 5 cl d’huile, 1 dl de vin blanc sec 1 dl crème sel et poivre
PS1: Ma douce m’a engueulé parce que j’ai râpé une peu de parmesan sur mes pâtes. Moi j’aime, elle trouve que cela ne va pas ensemble. A vous de vous faire une religion…
La soupe à l’oignon de Corinne
2 mars 2008Ce n’est pas une recette qui appartient à ma culture culinaire. On me l’a servie lors d’un repas chez une chère collègue. C’est une recette très gourmande, que Corinne (la collègue en question) a accepté de préparer devant mes yeux. Elle même, elle la tient de sa grand-mère. Donc, une recette de famille. Tout ce que ce site aime, quoi.
Peler les oignon et les couper finement. Dans une casserole, faire fondre la moitié du beurre et rôtir lentement les oignons (donc travailler à feu moyen). Quant les oignons ont une belle couleur noisette, les pousser vers le bord de la casserole, et rajouter le reste du beurre au centre avec la farine. Laisser unir les deux, puis mélanger avec les oignons. Laisser cuire encore quelques instants. Verser un verre de vin blanc. Puis 1-1.5 litre d’eau. Saler, poivrer, aromatiser avec la muscat. Porter à ébullition. Goûter et corriger l’assaisonnement si nécessaire. Pendant ce temps, chauffer le four à 180ºC et brunir le pain des deux côtés. Râper le fromage. Dans des bols résistants au four, mettre un peu de fromage râpé sur le fond et poser la tranche de pain grillée par dessus. Rajouter la soupe. La tranche de pain vient spontanément à la surface, comme une île flottante. La couvrir avec 2 CS du mélange de fromage râpé. Enfourner pendant 15-20 min à 180ºC. Servir, en relevant avec encore un ou deux coups de râpe de muscat (bon, ça c’est le coup de main du maître du site). Bon appétit. Mais attention, c’est chaud…Soupe à l’oignon 4 personnes, préparation: 10 minutes, cuisson: 15 min + 20 min4 gros oignons 4 tranches de pain un verre de vin blanc 8 CS d’un mélange de fromage (emmenthal et gruyère, chez Corinne) 30-50 g de beurre 1 CS farine noix de muscat sel et poivre


































