Papet vaudois
S’il y a un plat qu’il faut avoir essayé au moins une fois (et ce ne peut être la dernière) dans son existence, c’est bien le papet vaudois. Il est au même titre que les Rösti à la zurichoise, la fondue moitié-moitié, la polenta et le Gruyère (je m’arrête là, sinon je remplie la page), un des grands classiques de la cuisine suisse.
Je viens du sud de la Suisse, du Tessin. Notre cuisine est certainement basée sur d’autres produits, le riz, le maïs et les pâtes. Mais rien n’y fait: le papet c’est bon!
C’est donc un plat populaire, dont la base sont les poireaux et les patates. Il ne peut pas manquer la fameuse saucisse au choux, autre grande spécialité du pays de Vaud, ou du saucisson vaudois ou les deux, comme c’est le cas pour moi, qui ne peut jamais se résoudre à en choisir une.
Première opération: nettoyer les poireaux de la terre qui généralement est coincée entre les feuilles. Pour ce faire, couper le long du légume, en veillant de ne pas le partager complètement. Le poireau est ainsi plus facile à manipuler sous l’eau. Bien rincer. Couper en morceaux de 2-3 cm. Chauffer dans une casserole assez grande 3-4 CS d’huile d’olive. Faire revenir les poireaux pendant quelques minutes. Saler et verser le vin blanc. Laisser partir le bouillon. Réduire la température de la plaque (la préparation doit juste mijoter) et poursuivre la cuisson sous couvercle. Pendant ce temps, peler les patates et les débiter en carreaux de deux cm de côté (utiliser une règle). Au bout de 15-20 minutes de cuisson des poireaux, rajouter le patates. Laisser mijoter un autre 20 minutes. En même temps, mettre les saucisses dans de l’eau froide et porter à ébullition. Laisser bouillir 2 minuter, puis baisser la température de la plaque pour que l’eau ne frémisse (80ºC). Laisser tirer pendant 20-30 minutes. Il est évident que, comme tout plat populaire, le papet est meilleur si réchauffé. On peut donc le préparer à l’avance et le chauffer juste avant le service, le temps de cure les saucisses. A dernier moment, rajouter la crème, bien mélanger et laisser finir la cuisson à découvert (10 minutes jusqu’à 1h, les patates peuvent être complètement défaites). Parer les assiettes et servir. J’ai accompagné (merci au vaudois de ne pas me lancer e patates, mais je préfère le rouge et je ne suis pas sectaire) ce repas avec une magnifique bouteille de Quinta de Vale de Abraao, une petite merveille portugaise au parfum de miel.Papet vaudois
4-6 personnes, préparation: 20 minutes, cuisson 1 heure1.5-2 kg de poireaux
4-6 patates (moyenne à grosse, c’est selon les appétits et les préférences)
1 saucisson au choux par personne
ev. 1 saucisson vaudois pour la bonne bouche
3 dl de vin du coin (chasselas)
2-3 dl de bouillon de poule
1-2 dl de crème fraîche
huile d’olive
sel et poivre











mars 16th, 2007 at 20:57
c’est vraiment pratique, ce site, quand tu sais pas faire la cuisine, et que tu dois te demerder tout seul ^^
mais je pense que tu devrais mettre un lexique sur la cuisine. parce que “legume julienne”, “faire seuter”, etc… tu sais pas toujours ce que c’est
sinon, j’ai essaye de faire des polpette. c’est plutot bien reussi, mais j’ai mis un peu trop de lait dans le pain
merci pour le site
décembre 6th, 2007 at 10:39
Très bonne recette. J’avais aussi trouvé à http://www.topio.ch/papet.php une excellente recette et qui plus est avec un amusant lexique des mots vaudois. Cela ne va pas dépanner mon prédécesseur qui peut se rendre à : http://www.isaveurs.com/forums/liste_discussions_forum/98/forum_astuces_et_tours_de_mains_de_cuisine.html ou à http://www.nestle.fr/Marques/Maggi/MesToursDeMains?TdeMId=a2
octobre 18th, 2008 at 15:21
Bonjour de Paris, où notre famille se régale chaque année avec un papet fait avec de vraies saucisses au chou envoyées par une amie suisse !
Je prépare notre papet demain, c’est une vraie fête !
Votre façon d’expliquer la recette est parfaite, et je m’amuse beaucoup de la parenthèse “prenez une règle” pour mesurer les patates. Je goûte beaucoup l’humour suisse, que je ne sais pas définir, mais qui n’est ni français, ni anglais. C’est un régal, comme le papet !